REFLEXIONS

Publié le 25 Octobre 2017

 

Au cours des siècles, croyances, coutumes, traditions ont réglé au quotidien la vie des gens. Leurs fonctions étaient d'assurer la cohésion de la société et d'apprivoiser l'inconnu.

 

Elles provenaient d'un étrange mélange de pratiques religieuses, de croyances naïves, de superstitions étonnantes qui concernent les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par l'enfance, les accordailles, le mariage, les fêtes, les assemblées, les veillées, les travaux des champs, ou la construction de la maison.

Autrefois l'Enfer guettait celui qui transgressait ces valeurs. Aujourd'hui chacun cherche de nouvelles définitions du Bien et du Mal.

 

Nous voulons toujours plus, tout de suite, en sacrifiant les valeurs à la rentabilité. Hier on prenait le temps. On a modifié les relations de l'homme à son environnement, remembré les paysages, arraché les haies, modifié le cour des rivières, inventé des chimies qui tuent et détruisent abeilles, coquelicots et bleuets.

Était-ce bien nécessaire ?

Certes, nous avons fait des progrès et il ne s'agit pas d'aller à reculons au rendez-vous des années à venir ou d'exalter des valeurs qui auraient fait leur temps, comme on dit.

Mais on ne gagnera rien à faire table rase d'un passé qui, jour après jour de père en fils et de mère en fille, a fait ce que nous sommes.

 

Les gens de ces années là étaient comme nous, ils n'étaient pas des gens de rien, ni plus heureux ni plus malheureux. Ils étaient tout simplement.

Rien ne nous interdit d'aller puiser dans ce passé pour améliorer et enrichir notre quotidien. Battons-nous pour la qualité, les vraies saveurs, les valeurs, la propreté, la beauté, l'authentique. Pourchassons ces marchands, manipulateurs qui nous vendent du « temps de cerveau disponible ». Revenons au simple et au naturel.

 

Un retour sur la vie de ces cent dernières années pour nos jeunes générations blasées, insatisfaites de la vie matérielle artificielle, souvent désorientées par l'éclatement de la cellule familiale et par une évolution trop rapide dont elles profitent sans en apprécier la valeur, leur ferait peut-être mieux sentir qu'ils sont les héritiers de celles et ceux qui souvent dans la souffrance, luttaient sans trêve, avec l'obsession du pain quotidien pour nourrir famille et marmaille.

 

Avant qu'il ne soit trop tard qu'au moins les enfants de nos enfants sachent que nous mangeons des fruits grâce aux abeilles et qu'il existait des coquelicots et des bleuets dont les couleurs rouges et bleues enchantaient nos campagnes, et qu'avant de les ranger dans la boîte aux souvenirs on pouvait en faire des tisanes et des potions pour soigner les petits maux de la vie.

 

Rédigé par Yves de Saint Jean

Publié dans #patrimoine

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