MOISSON A CHENU

Publié le 28 Juin 2019

 

Dans un album de famille, j'ai trouvé une vieille photo de 1908 qui présente une équipe de faucheurs sur la commune de Chenu. Je les trouve calmes et sereins malgré la rudesse du travail. Les enfants regardent quelqu'un ou quelque chose sur le côté et je suppose que la bouteille contient le pineau d'Aunis de la dernière vendange.

 

Micheline, ma mère, avait noté au dos de la photo les noms des personnes qui posent devant l'objectif du photographe. Je vous les livre tels qu'elle les a écrits.

Le premier homme à gauche serait un M. Franjou. A son côté Noémie Refour mariée avec un M. Henri Milon.

A son côté le faucheur est inconnu.

A suivre Louise Refour mariée à Ernest Sevault, parents de Mauricette Sevault à Chenu.

A suivre Émile Refour.

A côté Eugénie Refour qui sera mariée à un M. Royer de Vaas.

Devant à gauche Angèle Refour mariée à un M. Jamin.

A côté Gustave Refour.

 

Peut-être avez-vous des commentaires sur ce moment de vie de nos campagnes ?

 

 

La moisson dans les environs de Château du Loir

 

Nous sommes fin juin et avec la canicule de ces jours derniers, dans les campagnes on s'agite pour attaquer la moisson. Avec le matériel moderne, il ne faudra parfois que quelques heures pour tondre comme un mouton un champ de plusieurs dizaines d'hectares.

 

Il n'y a pas si longtemps, quelques dizaines d'années, dans les Vaux du Loir comme dans toutes les campagnes, le travail de la moisson était une toute autre affaire. La faux était alors l'outil du moissonneur.

Un bon faucheur professionnel coupait entre 40 à 50 ares par jour dans les blés et les seigles et bien souvent 60 à 65 ares dans les orges et les avoines. A cette époque, il n'était pas rare de rencontrer une dizaine de faucheurs sur un même champ. Il était de tradition de s'entraider de ferme en ferme. Ils se disposaient à quelques mètres les uns derrière les autres et avec le même grand geste circulaire abattaient des andains* parallèles. C'était le faucheur de tête qui donnait le rythme.

Les femmes et même les enfants suivaient et formaient des javelles* qui étaient ensuite liées avec des brins de paille torsadés pour former des gerbes.

Les faucheuses mécaniques puis les moissonneuses lieuses firent leur apparition tractées par deux ou trois chevaux puis par des tracteurs. On pouvait alors faucher cinq à six hectares par jour. Moins de fatigue et on gagnait sur la qualité de la coupe et sur celle des gerbes qui s'égrenaient moins.

 

Si vous souhaitez retrouver  l'intégral du texte publié le 24 juillet 2018 , il vous suffit de  cliquer sur le lien ci-dessous.

 

http://yvesdesaintjean.over-blog.com/2018/07/moisson-et-battage-les-vaux-du-loir.html

 

Rédigé par Yves de Saint Jean

Publié dans #patrimoine

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P
louise sevault etait la mere de maurice sevault gustave refour etait mon grand pere maternel cette photo represente une partie de la famille refour
Répondre
Y
Bonjour
Merci pour ce commentaire et ces précisions
amicalement
Yves