OISEAUX DE PASSAGE

Publié le 31 Octobre 2019

 

« La culture des jardins a été considérée dans tous les temps avec raison, comme le premier art du monde » nous explique François Gentil dans son ouvrage - Le jardinier solitaire ou Dialogues entre un curieux et un jardinier - en 1738.

 

Certes, mais le jardin ne se résume pas seulement à un décor fleuri et végétal.

Pour qu'il dégage toute l'ambiance qui en fait sa personnalité et originalité, il faut associer aux fleurs et aux légumes le bruit du vent, les mouvements du ciel, les nuages, l'eau, les saisons, le vol des paillons, la présence discrète des insectes et le chant des oiseaux.

 

Au potager de Saint Jean, on aime les espiègles mésanges bleues ou charbonnières, le merle siffleur, les effrontés rouges-gorges capables de s'aventurer à quelques centimètres de la botte qui enfonce la bêche dans la terre et toute cette bande de piailleurs des haies et ronciers.

 

 

 

 

Novembre est arrivé.

Les jours raccourcissent et la pluie revenue a commencé à abreuver le jardin qui s'endort tranquillement. Les teintes automnales que prennent les feuillages de nombreux arbres annoncent l'arrivée des mauvais jours, du ciel gris et des premières gelées.

 

Pour beaucoup de nos amis de la gente ailée l'heure du départ pour les grands voyages a sonné. Certains sont déjà partis, d'autres vont prendre leur envol vers le sud et les régions plus chaudes ; c'est là qu'ils trouveront la nourriture que les rigueurs de notre hiver ne peuvent leur assurer.

Peut-être avez-vous entendu passer très haut dans le ciel ces vols de grues ou d'oies sauvages qui ont quitté les territoires du grand nord ?

Récemment dans un champ de notre village des Vaux du Loir reverdi par les pluies, toute une colonie d'aigrettes d'un blanc immaculé a fait étape pour reprendre des forces. Elles étaient là au milieu d'un troupeau de vaches limousine et c'était beau.

 

 

 

 

Vous les avez vus jusqu'au début de l'automne planer au dessus des maïs et champs moissonnés : cailles des blés, pouillots, hirondelles, martinets, rossignols ou coucous...

Puis, un beau matin, au lever du soleil, répondant à un appel lointain, ils ont quitté les lieux.

 

Pourvus d'une énergie fabuleuse, ils vont traverser les mers, les montagnes et les déserts.

Pas de GPS pour ces infatigables migrateurs, minuscules poids plume de quelques grammes dotés d'une sorte de boussole magnétique interne recalée sur la rotation de la terre.

Alors, quand en mars ou avril nous entendrons de nouveau leurs gazouillis, pas besoin de monsieur météo pour nous dire que les beaux jours seront de retour.

 

 

Mais  en ces temps de grisaille, de froid et d'humidité n'oublions pas nos bandes d'enjôleurs sédentaires que sont nos moineaux, merles et autres pinsons qui vont passer l'hiver avec nous.

Pensez mettre à leur disposition mangeoires, abris, réserves de graisse et de graines.

 

Moi c'est déjà fait.

 

Je compte sur vous !

 

 

 

Rédigé par Yves de Saint Jean

Publié dans #Potager de Saint Jean

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P
que du bonheur cordialement
Répondre
Y
merci bon week end
amitiés
yves